Tout ce qu’il faut savoir sur la sauvegarde des données

Les bons réflexes à adopter.

Dans un monde marqué par les évolutions du digital et du travail à distance, il est d’autant plus important d’échanger, d’éduquer, de conseiller, et de mettre en œuvre des pratiques visant à protéger les personnes et leurs données. 

Nous le constatons depuis quelques années maintenant : à l’ère du digital, tout est de plus en plus immatériel, l’information se partage en un clin d’œil et ce qui existe aujourd’hui peut avoir disparu demain. Tout se crée à partir d’une machine, et peut disparaître avec elle ! 

Perdre son téléphone, son ordinateur, sa tablette ou tout autre outils digital peut entraîner de multiples coûts : perte matérielle, perte d’information, de temps… Mais tout ceci peut être évité en adoptant quelques gestes simples. 

Pourtant, 30% des internautes n’ont jamais fait de sauvegarde de leurs documents. 

Le 31 mars marque la journée mondiale de la sauvegarde des données, ou World Backup Day. Pour mettre l’accent sur l’importance de la protection et de la sauvegarde de nos données, nous avons demandé à nos experts de nous livrer quelques conseils.

Faire des sauvegardes régulières

En plus de permettre d’avoir toutes vos données disponibles à un autre endroit (cloud, disque dur…) de façon sécurisée, faire une sauvegarde permet de rendre vos données plus facilement accessibles, notamment en cas de panne. Pensez à sauvegarder de façon régulière afin de rendre le processus moins laborieux !

Évaluer ce qui est à sauvegarder

Identifier les données sensibles à sauvegarder en priorité. C’est aussi l’occasion de faire du tri dans vos données, de libérer de l’espace de stockage et d’estimer l’espace nécessaire pour réaliser votre sauvegarde.

Adopter la règle du 3-2-1

En matière de sauvegarde, il existe une règle facile à retenir et qui vous permettra d’être sûr que vos données restent protégées, le 3-2-1. Voyons ce qui se cache derrière :

3 – Le nombre de copies

Disposez toujours de trois copies distinctes de vos données, nous ne parlons pas de trois versions mais bien de copies, la première étant celle utilisée quotidiennement et les deux autres les sauvegardes. Pourquoi trois et pas quatre, cinq voire six ? Car c’est le seuil à partir duquel le risque de perte de tous les supports devient négligeable. Si par exemple nous avons 1% de chance de faute par support, alors le pourcentage de perte de toutes les sauvegardes passe à 1/1 000 000, ce qui pour l’immense majorité des cas est suffisant.

2 – Le nombre de supports utilisés

Si nous partons du principe que tous les supports de sauvegarde finiront un jour ou l’autre par tomber en panne, alors il devient pertinent d’utiliser au moins deux types de support. Si, par exemple, vous utilisez uniquement les mêmes modèles de disques issus de la même série, et si un défaut est présent sur ce lot, il y a de fortes chances que tous vos disques soient affectés, et probablement dans un espace de temps trop proche. Le type de support va bien sûr dépendre de votre besoin (NAS, disques durs, bandes magnétiques, etc.).

1 – Au moins une copie doit se situer hors-site

Cela peut-être sur le Cloud, mais également dans un autre lieu, si possible le plus éloigné géographiquement possible. Le plus important étant qu’en cas de désastre ou catastrophe une des copies ne soit pas affectée.

Domhnall Campbell, Développeur full stack chez Daveo, nous en dit plus sur le sujet : “Il existe bien sûr des variantes (3-2-2 ou ou 3-2-3 par exemple) mais toutes gardent le principe de la copie/stockage/lieu, et sont recommandées par la plupart des services de sauvegarde. Les fournisseurs Cloud proposent eux aussi toujours de sauvegarder les données dans des lieux distincts, ce qui au lieu d’événements récents reste encore plus pertinent.” 

Tester et planifier les sauvegardes

Comme indiqué précédemment, aucun support n’est infaillible, et s’assurer régulièrement du bon fonctionnement de la copie est indispensable afin de s’assurer de leur pérennité. Par exemple, les CD et DVD gravés, en fonction de leur qualité, peuvent avoir une durée de vie de 10 à 15 ans pour certains.

Si vous faites vos sauvegardes à la main, planifiez la  période que vous souhaitez avoir entre chaque version en fonction de la criticité de vos données et du support dont vous disposez. La plupart des solutions de sauvegarde proposent également de définir la régularité des sauvegardes de manière automatique.

Et que dit la loi ?

Dans un cadre professionnel, la loi défini plusieurs obligations de vous devez respecter, et la réglementation RGPD s’applique également à vos données sauvegardées, vous pourrez trouvez quelques exemples de textes ci-dessous :

Vous l’aurez compris, la sauvegarde de vos données ne doit pas attendre le 31 mars de chaque année, en particulier à une ère où les données personnelles sont devenues le nouvel or noir. 

Article Précedent

Atteindre la maturité technologique : 4e partie de notre livre blanc sur le cloud

Article Précedent

Un an après le début de la crise sanitaire : qu’est-ce qu’être agile ?

Articles associés

Shopping Basket